WINTERREISE / VOYAGE D'HIVER

Belinda Kunz & Jean-Dominique Burroni

Nicolas Bonnamy, création vidéo

 

Coming soon...

Enregistrement Mars 2022

Disque à paraître à l'hiver 2022

Un concert pour public rêveur,

à écouter avec les yeux

Coproduction avec Opéra Autrement / L'Opéra Voyageur

Durée : 1h15

 

 

Winterreise, Photo Lisa Lesourd.jpg
Nicolas Bonnamy, création vidéo Winterreise.png

« Ihr lacht wohl über den Träumer, der Blumen im Winter sah? »

--- Vous riez donc du rêveur qui voit des fleurs en hiver ?
Peut-être est-ce pourtant lui qui seul sait voir au-delà, et au-dedans. C‘est à une longue contemplation métaphysique et existentielle que nous invite l‘éternel voyageur du Winterreise de Schubert. Partout dans la nature, il rencontre l‘image de ses propres états. Perdu dans des déserts de neige et de glace, accompagné des ombres de lune, de corneilles et d‘un vieux joueur de vielle, il nous emmène avec lui aux confins de la folie, mais aussi vers une étonnante lumière qui se dégage de son errance. Pour mieux suivre le voyageur dans cette danse initiatique avec lui-même et avec la nature, nous faisons le pari de mêler à la musique une création vidéo qui, à son tour et en forme de contrepoint, suspend le temps et nous invite à plonger en nous-même.

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Note d'intention

« Par sa beauté sombre, empreinte en même temps d’une lumière et d’une tendresse toute particulière, par son caractère si radicalement dénudé et son intensité dramatique, le Voyage d’Hiver de Franz Schubert n’en finit pas de nous interpeller. Pour ses interprètes, c’est un objet de désir et de fascination, une épreuve au sens noble, un rite de passage, une porte qui s’ouvre vers quelque chose de tout à fait particulier, à la limite de l’indicible.


Winterreise est le récit d’une douleur profonde et d’un voyage aux confins de la folie. Livré à lui-même dans une solitude enneigée, avec pour seuls compagnons les bêtes sauvages et les corneilles, perdu dans ses souvenirs et ses visions, l’éternel voyageur se rêve en vieillard et désire la mort. Pourtant, par une métamorphose presque imperceptible, c’est bien en amour que la douleur semble se changer.


Bien qu’exprimant la douleur la plus poignante, le cycle de Schubert apporte une forme d’extase pleine de lumière. « Maintes et maintes années, je chantais des chants. Sitôt que je voulais chanter l’amour, il se transformait en souffrance, et lorsque je voulais chanter à nouveau la souffrance, elle se transformait en amour. Ainsi me déchiraient l’amour et la souffrance », écrit Schubert dans « Mein Traum ».


Quelle extraordinaire palette que celle qu’offre Winterreise ! Derrière les accents de révolte et de rage envers les quelques personnages humains qui se dessinent aux abords des villes et que nous quittons bien vite, derrière la sombre ironie avec laquelle sont évoqués les « dormeurs », qui sont aussi ceux qui se moquent, qui n’écoutent pas, derrière le sentiment de ne pas avoir de place en ce monde, il y a je crois un appel à une forme d’amour supérieur, à la fraternité. Comme si nous avions affaire à un immense amour qui ne sait pas quoi faire de lui-même. En effet, chanter la douleur, n’est-ce pas déjà appeler à autre chose qu’elle ?


Au fond, le Voyage d’Hiver est le récit d’une solitude qui n’en est pas une. Cet hiver, c’est peut-être aussi l’image d’une extrême introspection, d’un voyage au plus profond de soi-même. Dans la blancheur du paysage et l’apparente monotonie de la marche, au rythme de la respiration et au bruit du silence, de l’air et des nuages qui passent, sourdent les plus subtiles variations d’états. En plongeant ainsi en nous-mêmes, nous ressentons un peu plus fortement ce qui nous unit tous.


Le Voyage d’Hiver est une initiation. Et s’il est une communion qui en ressort, c’est bien aussi celle de la musique. Ne fait-elle pas, en elle-même, mentir cette solitude infinie ? »

 

Belinda Kunz

Une création vidéo : pourquoi ?

Winterreise de Schubert peut souffrir du contexte du concert classique. Interprètes isolés sur la scène, public installé en rang dans une salle éclairée par une demi-lumière qui lui permet de lire la traduction des textes sur le programme, bruits de papier qui se froisse, lumière plein feu sur les interprètes : tout cela semble bien étranger à l‘univers du Voyage, tout en intériorité et en clair-obscur.


Bien souvent, on ne sait trop où regarder. Observer l‘interprète, plongé dans cette errance, relève presque  du  voyeurisme.  On  voudrait  pouvoir fermer  les yeux et  se laisser emporter par  la musique. Mais bien sûr il y a le texte. Sans lui, un public ne parlant pas l‘allemand et répugnant à lire  les  traductions en  même temps  qu‘il  écoute  la musique  peut  ressentir  une  grande  frustration.  Comment donner à sentir, sans qu‘il y ait besoin de ce support papier et de façon à emmener avec nous un public non germanophone ?


Nous rêvons de proposer un Voyage d’Hiver intime et d’envelopper public et artistes dans un monde onirique où le mot à mot n’a plus d’importance.

Loin de tout réalisme, les images de Nicolas Bonnamy se mettent à l’écoute de la nature, que l’on reconnaît sans la reconnaître, que l’on redécouvre, que l’on entend presque bruire, dont on sent presque l’odeur et la texture. C’est un regard à la fois très personnel et plein de pudeur et de respect.


Le temps de la musique et le temps des images sont différents et se répondent, comme si on était face à quelque chose de l’ordre du subconscient, comme s’il y avait des échappées, dans un temps toujours un peu plus lent, laissant le devant à la musique de Schubert et invitant le public à plonger en lui-même.

La vidéo est pour nous la mise en abyme d‘un regard intérieur.  


Suggérer, plutôt qu‘illustrer, libérer l’interprétation, plutôt que la contraindre, telle est notre démarche.
 

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